Talibouya Aidara, Communicant & Journaliste : «Et c’est ce que le Président du Rewmi Idrissa Seck a (…) Président Macky Sall»

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DossierPresse Africaine Talibouya Aidara, Journaliste & Communicant – Une signature, une voix et une image connue et reconnue en République du Sénégal et au-delà des frontières africaines. Rencontre avec un professionnel des médias qu’on ne présente plus …

Présentez-vous aux lecteurs du site panafricain Farafinainfo.com ?

Je suis communicant/journaliste sénégalais.  Je porte à son actif une expérience de plus neuf (9) ans partagés entre les rédactions des journaux au niveau national et international de 2001 à 2009.

A partir de juillet 2009, je rejoins le Ministère des Pêches et de l’Économie maritime du Sénégal en qualité de Conseiller Technique en Communication. Ainsi, j’ai géré la communication de cet important département ministériel de 2009 à 2018 parce que j’ai bénéficié de la confiance de Khouraichi Thiam (2009 – 2012), Papa Diouf (2012 – 2013), Haidar El Aly (2013 – 2014) et Oumar Gueye (2014 – 2018). De 2018 à 2019, j’ai été affecté à la Direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches (DPSP) comme Conseiller en Communication. Depuis mai 2019, je suis nommé Chef de Division en charge du Partenariat et des Financements de la Direction des Infrastructures Portuaires (DIP) au Ministère des Pêches et de l’Economie maritime.

Natif de la région de la région de Ziguinchor, Talibouya AIDARA est aussi un homme politique. Je suis militant de l’Alliance Pour la République (APR). Membre de la Convergence des Cadres Républicains (CCR), et responsable dans la Commune de Kataba1, département de Bignona, région de Ziguinchor.

        «Au-delà de l’information, ce site d’information générale va à la rencontre de toutes les couches sociales dans le respect total des normes qui régissent le secteur de la presse»

Quel regard portez-vous de manière générale sur l’évolution de Farafinainfo.com ?

Comme son nom l’indique, Farafina, est une vraie passerelle entre les peuples d’Afrique. Au-delà de l’information, ce site d’information générale va à la rencontre de toutes les couches sociales dans le respect total des normes qui régissent le secteur de la presse. C’est l’occasion pour moi non seulement de magnifier et de saluer ce travail, mais également d’encourager notre confrère Camara Mamady qui ne ménage aucun effort pour permettre aux Africains d’accéder à la bonne information à travers des sources crédibles.

                    «Mon engagement découle d’une analyse concrète de la situation nationale, faisant ressortir des réalisations multiples, au profit des populations, et des perspectives prometteuses, pour notre pays, et pour ma Casamance natale, … »

Quel regard portez-vous sur la gouvernance de Macky Sall, Président de la République du Sénégal ?

En ma qualité de citoyen, permettez-moi de dire aux lecteurs de Farafinainfo que le Président Macky Sall a déjà posé les jalons d’un Sénégal émergent à l’horizon 2035. La gouvernance de Macky Sall, ce sont des autoroutes, des pistes de production, des ponts, des quais de pêche, du Train express régional Dakar–Diamniadio, des forages, du dragage du Fleuve Casamance sans oublier les productions records et la modernisation du secteur primaire et les importantes mesures prises et appliquées au plan social, etc. Autant de réalisations qui justifient à suffisance la confiance renouvelée des Sénégalais en 2019 pour cinq autres années.

Vous savez après une analyse concrète, ma conscience citoyenne m’a conseillé de croire à la vision du Président Macky SALL, et de l’accompagner dans son projet de société défini dans le Plan Sénégal Emergent (PSE). Mon engagement découle d’une analyse concrète de la situation nationale, faisant ressortir des réalisations multiples, au profit des populations, et des perspectives prometteuses, pour notre pays, et pour ma Casamance natale, grâce aux initiatives, programmes et projets en cours : PSE, PUDC, PUMA, CMU, BOURSES FAMILIALES, ANRAC, PPDC… cette liste est loin d’être exhaustive.

                                        «C’est à travers cette gestion sobre et vertueuse que le train de vie de l’Etat a été réduit drastiquement.»

Une gouvernance qui était annoncée «vertueuse et sobre », qui est tout autre aujourd’hui, n’est-ce pas ?

Vous savez, nous sommes en démocratie où chacun joue son rôle. L’opposition est dans son rôle de polémiquer. Les Sénégalais qui ont renouvelé leur confiance au Président Macky Sall, savent qu’il a travaillé et continuera de le faire pour apporter des améliorations à leurs quotidiens. C’est à travers cette gestion sobre et vertueuse que le train de vie de l’Etat a été réduit drastiquement. Aujourd’hui, les fonctionnaires n’ont plus de lignes téléphoniques, l’achat des véhicules dans les Ministères est gelé jusqu’à nouvel ordre, etc.

Idrissa Seck, président du Rewmi (pays) a rejoint la mouvance présidentielle et est désormais le président du CESE (Conseil Economique Social et Environnemental) en lieu et place de Mimi (Aminata) Touré. Quelle lecture faites-vous de ce rapprochement politique qualifié de «deal positif» par le Président Sall ?

Un rapprochement à saluer et à magnifier, car il montre la maturité de la démocratie sénégalaise et l’engagement des deux hommes pour le développement de leur pays. Au contraire, cette démarche ne fera qu’agrandir l’APR qui a su garder la cohésion de la Coalition BBY (….). Face aux attaques internes et externes, BBY a su développer une stratégie, qui a contribué à sa massification et à son renforcement. Il convient de saluer et de magnifier le travail des leaders qui la composent. La coalition BBY a montré à la face du monde que la démocratie a une belle histoire au Sénégal.

                   «Dans une situation de guerre, il n’y a pas de partis politiques car l’ennemi n’a pas de parti. »

 Concrètement ce «deal positif» repose sur quoi en tant qu’observateur de la scène politique sénégalaise depuis des années et désormais acteur politique au sein de la mouvance présidentielle ?

Il repose sur le développement du Sénégal. C’est-à-dire la patrie avant le pays. Vous conviendrez avec moi que l’année de 2020 est et restera l’une des années les plus difficiles de l’histoire du monde à cause de la COVID-19. A l’instar de la Guinée, du Ghana, du Maroc, de l’Afrique du Sud, de la France, des Etats-Unis, de la Chine, de l’Arabie Saoudite, le Sénégal est en train de mener une guerre dans l’incertitude totale contre ce virus qui a pris départ à Huwan en Chine continentale. Dans une situation de guerre, il n’y a pas de partis politiques car l’ennemi n’a pas de parti. Et c’est ce que le Président du Rewmi Idrissa Seck a compris en répondant à l’appel du Président Macky Sall.

Est-ce que le président du Rewmi a à gagner dans ce rapprochement politique à part de se faire une santé financière à la présidence du CESE ?

Dans ce rapprochement, c’est le Sénégal qui gagne. Il s’agit du Sénégal et non d’Idrissa Seck ou du Président Macky Sall. En répondant à l’appel du Président Macky Sall, il a montré aux autres que face à une situation de crise, on doit tous taire nos querelles internes et sauver notre économie.

Macky Sall a dit à propos de ses retrouvailles avec Idrissa Seck : « C’était un sérieux adversaire, il a fallu du courage, nous avons parlé pendant plusieurs mois. » Peut-on vraiment dire que « l’ancien dauphin autoproclamé » de Me Abdoulaye Wade a abandonné ses ambitions présidentielles en ralliant le camp présidentiel ? 

Rallier une coalition présidentielle ne veut pas dire qu’on renonce à ses ambitions présidentielles. Ce n’est pas une première au Sénégal. En 1993, Maitre Abdoulaye Wade avait répondu à l’appel du Président Abdou Diouf avant d’être élu Président de la République en 2000.

Quel regard portez-vous ce qui reste de cette opposition sénégalaise : Ousmane Sonko, Ababacar Khalifa Sall, Abdoul Mbaye, Barthélemy Dias et autres frustrés du camp présidentiel, qui vont bientôt rejoindre cette opposition ?

Vous savez la démocratie est une réalité au Sénégal. La Constitution accorde une importance particulière à l’opposition avec un statut spécial pour le chef de l’opposition. Ce qui constitue une avancée pour la démocratie sénégalaise.

Le sujet d’un troisième mandat pour le Président Macky Sall est plus en plus évoqué dans la presse sénégalaise et divise les Sénégalais : certains sont pour et d’autres contre. Quel camp, vous êtes ?

A mon humble avis, cette question de 3ème mandat est un faux débat. Je trouve que c’est de la manipulation et de la diversion politique. Nous de l’APR, on doit éviter de tomber dans ce piège de l’opposition qui est dans son rôle de contrepouvoir. Et c’est ça une démocratie. Le Président Macky Sall travaille pour apporter satisfaction aux doléances des Sénégalais qui lui ont fait confiance. La présidentielle est prévue pour 2024, nous sommes en 2021. Je ne vois pas l’urgence.

                                                     «Et nous avons l’impression qu’en Afrique parfois l’opposition est plus dans la polémique que sur le terrain du vécu des populations. »

Pourtant deux Présidents de la sous-région-Alpha Condé de la Guinée et Alassane Ouattara de la Côte d’ivoire-viennent de s’offrir un troisième mandat controversé quand même. Cela pourrait s’inspirer le Président Sénégalais en laissant le Conseil Constitutionnel de tracer, comme fut le cas de sa «promesse électorale » de faire 5 ans et non 7 ans, qui étaient prévus par la Constitution d’alors ?

Vous savez chaque pays a sa constitution et ses juristes sont appelés à lire le droit sans partie prise. Si nous ne faisons pas confiance à cette Cour Constitutionnelle, je pense qu’il y a problème. En démocratie, nous devons d’abord respect à nos institutions. Qu’est-ce que la Cour constitutionnelle peut faire contre la volonté du peuple ? Rien du tout. Si elle pouvait bloquer la volonté du peuple comme le dit l’opposition, Abdoulaye Wade ne sera pas Président en 2000 et Macky Sall en 2012. En démocratie, le défi à relever n’est autre que de gagner la confiance des populations, qui élisent les hommes politiques. Et nous avons l’impression qu’en Afrique parfois l’opposition est plus dans la polémique que sur le terrain du vécu des populations.

                                                                            «Toutefois, il faut reconnaître qu’elle traverse une crise au Sénégal et a besoin d’être assainie.»

Quel regard portez-vous sur la presse sénégalaise, qui fait parler d’elle en mal ?

La presse sénégalaise est en train de donner sa contribution pour le développement du Sénégal à travers sa mission d’informer. Une occasion pour moi de rendre un vibrant hommage à cette presse. Toutefois, il faut reconnaitre qu’elle traverse une crise au Sénégal et a besoin d’être assainie. Raison pour laquelle, les professionnels du secteur ont entamé au début des années 2000 des réflexions pour apporter des solutions. Ainsi, depuis 2005, les différents acteurs du secteur de la presse, en rapport avec le Ministère chargé de la Communication, et avec l’implication du Ministère de la Justice et de la société civile, ont tenue des concertations régulières pour non seulement avoir une réglementation applicable à la presse, mais aussi créer une situation économique et sociale. C’est ce travail qui a donné la Loi n° 2017-27 du 13 juillet 2017 portant Code de la Presse.

                                «Des dérives à la pelle », disent certains observateurs ?

L’objectif de ce nouveau Code de la presse est de mettre fin à ses dérives en réglementant le secteur. Nous partons vers l’élaboration de la carte de presse nationale. Ce qui permettra de mettre de l’ordre dans ce secteur qui est envahi par des non journalistes.

                                «C’est normal. La Guinée et le Sénégal ont des frontières»

Pourquoi les médias sénégalais étaient plus intéressés par la présidentielle guinéenne du 18 octobre 2020 que celle de la Côte d’ivoire ?

C’est normal. La Guinée et le Sénégal ont des frontières. C’est comme la Gambie, la Guinée Bissau, le Mali ou la Mauritanie. Ce n’est pas le cas pour la Côte d’Ivoire.

Quelle lecture faites-vous de la couverture de la presse sénégalaise de cette élection présidentielle guinéenne ?  Connaissez-vous la raison ?

Certains organes n’ont pas caché leur soutien à un candidat. Et on le sentait dans le traitement de l’information. Ces organes ont même été critiqués par d’autres journaux. Heureusement que le Comité d’Observation des Règles d’Ethique et de Déontologie (CORED) les a rappelés à l’ordre.

Comment peut-on expliquer que des journalistes sénégalais aient choisi un seul et unique candidat guinéen au détriment de onze autres, qui étaient en lice ?

Il faut préciser que ce n’est pas toute la presse. C’est juste quelques organes. C’est regrettable car ce n’est pas professionnel.

                        «Après son coup d’état suite survenu en août de 2009, il est resté à Niamey jusqu’à sa mort. Qu’il repose en paix.»

Voulez-vous rendre hommage au défunt ancien président du Niger, Mamadou Tandja que vous avez personnellement connu et rencontré ?

Je serai à l’aise pour parler du Président du Niger Mamadou Tandja, qui a tiré sa révérence en 2020. Il était l’homme qui avait renégocié le contrat portant exploitation de l’uranium du Niger par la multinationale française AREVA. C’est lui aussi qui a lancé le Programme Spécial (PS) pour accélérer le développement de son Niger natal. Ainsi, il descendait lui-même sur le terrain non seulement pour traduire ses convictions en matière de développement en actes concrets, mais aussi pour inviter tous les acteurs de la vie nationale et les partenaires du Niger, à plus d’initiatives originales et prometteuses pour son développement. C’est avec ce Programme spécial qu’Agadez, au-delà de l’uranium, est devenue région horticole jusqu’à exporter l’excédent vers le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Togo. Le Président Tandja avait aussi lancé les travaux du barrage de Kandadji pour le développement de l’agriculture. Après son coup d’état suite survenu en août de 2009, il est resté à Niamey jusqu’à sa mort. Qu’il repose en paix.

La Grande Interview réalisée par Camara Mamady

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