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Reporter, témoin des faits

đŸ§© ThĂ©orie du carreau cassĂ© : rĂ©parons nos discours de salon

Tout commence dans nos salons.

C’est lĂ  que nos enfants Ă©coutent, apprennent et se construisent. C’est lĂ  aussi que, souvent sans nous en rendre compte, nous posons les premiers carreaux de leur rapport au monde, Ă  la diffĂ©rence, Ă  la sociĂ©tĂ©.

La thĂ©orie du carreau cassĂ© nous enseigne qu’un petit signe de dĂ©sordre ou d’indiffĂ©rence peut en entraĂźner d’autres, jusqu’à la dĂ©gradation gĂ©nĂ©rale.

Appliquons-la Ă  nos comportements : un mot dĂ©placĂ©, un stĂ©rĂ©otype rĂ©pĂ©tĂ©, une moquerie sur une communautĂ©, et voilĂ  un carreau fissurĂ© dans la conscience de l’enfant.

Et si personne ne le répare, il finira par briser la vitre du vivre-ensemble.

Dans nos salons, nous préparons souvent, inconsciemment, nos enfants à avoir peur de la diversité et de la différence. Nous leur transmettons des clichés, des préjugés, des jugements rapides.

Nous disons : « ceux-là ne sont pas comme nous », « on ne se marie pas avec eux », « ils sont comme ceci ou comme cela ».

Et ces phrases, que nous croyons anodines, s’impriment profondĂ©ment dans les jeunes esprits.

Pourtant, c’est dans ces mĂȘmes salons que peut naĂźtre l’amour de la GuinĂ©e, le respect de l’autre et la fiertĂ© d’une nation unie dans sa diversitĂ©.

Changer nos discours, c’est rĂ©parer les carreaux cassĂ©s de notre cohĂ©sion nationale.

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Merci, du fond du cƓur (…) que vous…

C’est enseigner Ă  nos enfants que l’unitĂ© n’est pas une utopie, mais une responsabilitĂ© partagĂ©e.

Éduquons nos enfants à la maison.

Apprenons-leur que la Guinée ne se résume pas à notre ethnie, ni à notre région, encore moins à notre religion.

Mais qu’elle est avant tout une nation riche de sa diversitĂ© et belle de sa diffĂ©rence.

Et surtout, faisons de l’école le vĂ©ritable centre de la construction civique, citoyenne, intellectuelle et professionnelle : un lieu oĂč se forment des citoyens amoureux de la diversitĂ©, respectueux de la diffĂ©rence, et profondĂ©ment attachĂ©s Ă  leur pays.

La fracture commence souvent à la maison. La réparation aussi.

 Soninké Diané

Citoyen

 

Farafinainfo Ă  l’honneur : Le journaliste Chahreddine Berriah, laurĂ©at