En Guinée, le discours de vœux du nouvel an du président de la République n’est pas une exigence constitutionnelle, mais plutôt une tradition républicaine lors de laquelle le chef de l’État s’adresse à la nation pour dresser le bilan de l’année écoulée et présenter ses projets pour l’avenir. En d’autres mots, aucune législation en vigueur dans notre pays n’exige que le président s’adresse à la Nation à la fin de chaque année pour évoquer les réalisations de son gouvernement au cours de l’année écoulée et faire des promesses pour la nouvelle année. C’est une tradition républicaine.
Ce qui est consacré, c’est le discours sur l’état de la Nation et la période n’est pas indiquée. Aux termes des dispositions de l’article 69 de la Constitution, « Le Président de la République prononce, une fois par an, le discours sur l’état de la Nation devant la Conférence des Institutions convoquée par le Parlement.
Le discours prévu à l’alinéa précédent est obligatoire. Il n’est pas suivi de débats.
Le Président de la République peut s’adresser au peuple de Guinée, soit directement, soit en session plénière du Conseil de la Nation ».
Le président devrait-il s’atteler à ce rituel républicain cette année ?
La fin de l’année écoulée est marquée par l’organisation de l’élection présidentielle et la proclamation des résultats provisoires par la Direction générale des élections (DGE). Malgré la victoire écrasante du candidat de la GMD, il faut attendre la proclamation définitive des résultats par la Cour suprême. Ne pas tenir de discours à la fin de cette année était donc le meilleur choix, les résultats définitifs n’étant pas encore proclamés.
Sayon MARA, Juriste
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