#ActuPolitiqueSN – Bassirou Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal, promulgue la loi durcissant la répression de l’homosexualité dans son pays nonobstant l’inquiétude de l’agence des Nations Unies et la critique de certaines organisations de défense des droits humains.
Par Hadja Saran Camara, Journaliste Farafinainfo.com
« Le Président sénégalais a promulgué, lundi, une loi réprimant fortement l’homosexualité, selon le Journal officiel publié mardi 31 mars. Ce texte, adopté à une large majorité par l’Assemblée nationale sénégalaise le 11 mars, intervient dans un contexte de crispation sociale, marqué par une multiplication des arrestations pour homosexualité présumée et une vague d’homophobie dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest. », rapporte Le Monde tout en poursuivant : « La loi, en punissant les « actes contre nature » de cinq à dix ans d’emprisonnement, contre un à cinq ans jusqu’alors, entérine un dispositif élargi qui sanctionne également la promotion et le financement de l’homosexualité. Dans la foulée du vote, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, avait dénoncé une loi qui « bafoue » les droits humains. La peine maximale sera prononcée si l’acte a été commis avec un mineur, selon le texte. Celui-ci prévoit aussi des amendes pouvant aller de 2 à 10 millions de francs CFA [3 048 à 15 244 euros], contre 100 000 à 1,5 million de francs CFA [152 à 2 286 euros] auparavant. La loi entend toutefois punir toute personne qui se lancerait dans la « dénonciation abusive faite de mauvaise foi » de supposés homosexuels. »
«12 hommes, dont deux célébrités, accusées d' »actes contre nature » »
Et TV5 Monde de rapporter : « Plus de la moitié des pays africains interdisent et répriment l’homosexualité. La peine de mort est encourue en Ouganda, en Mauritanie ou en Somalie. Une dizaine de pays et territoires prévoient des peines allant de 10 ans de prison à la perpétuité, parmi lesquels le Soudan, le Kenya, la Tanzanie et la Sierra Leone. Au Sénégal, la peine maximale sera prononcée si l’acte a été commis avec un mineur, selon le texte. Celui-ci prévoit aussi des amendes pouvant aller de 2 à 10 millions de francs CFA (3.048 à 15.244 euros), contre 100.000 à 1,5 million de francs CFA (152 à 2.286 euros) auparavant. La loi entend toutefois punir toute personne qui se lancerait dans la « dénonciation abusive faite de mauvaise foi » de supposés homosexuels. Régulièrement agitée dans ce pays, la question de l’homosexualité est devenue incandescente ces dernières semaines, depuis l’arrestation début février de 12 hommes, dont deux célébrités locales, accusées d' »actes contre nature », termes désignant des relations « entre deux personnes de même sexe” »
H.S.C
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