À l’ère du numérique, marquée par l’instantanéité de l’information et la puissance des réseaux sociaux, l’action publique se trouve exposée à un niveau inédit de visibilité et d’exigence. Chaque prise de parole, chaque posture, chaque décision est désormais scrutée, amplifiée et parfois déformée.
Dans ce contexte, les responsables publics ont une obligation accrue de vigilance, tant dans leurs communications que dans le choix de leurs collaborateurs et de leurs entourages. Car au-delà des individus, c’est l’image, la crédibilité et la stabilité des institutions de la République qui sont en jeu.
Il est un fait établi : le digital confère une viralité plus rapide aux contenus négatifs qu’aux initiatives positives. Dès lors, toute légèreté, toute approximation ou tout comportement déviant peut fragiliser la confiance publique et porter atteinte à l’autorité de l’État.
C’est pourquoi il devient impératif d’inscrire l’action politique dans une logique de responsabilité intergénérationnelle. Gouverner, ce n’est pas seulement répondre aux urgences du présent, c’est aussi préserver les fondements de l’avenir. Nos enfants hériteront de ce que nous aurons construit, toléré ou laissé se dégrader.
À ce titre, les dérives discursives et les postures dénuées de rigueur, notamment sur des questions sensibles, doivent être combattues avec fermeté. Elles alimentent les fractures sociales, fragilisent le vivre-ensemble et affaiblissent la cohésion nationale.
Il est donc urgent de réaffirmer une exigence fondamentale :
en République de Guinée, la bêtise ne saurait être tolérée comme norme ; elle doit être érigée en ligne rouge.
Cela appelle à un sursaut collectif, fondé sur l’éthique, la discipline et le sens de l’État. Il en va de la crédibilité de nos institutions, de la qualité de notre débat public et, plus encore, de l’avenir que nous entendons léguer aux générations futures.
Soninké Diané
Citoyen
Farafinainfo à l’honneur : Le journaliste Chahreddine Berriah, lauréat
