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Reporter, témoin des faits

La Guinée face à ses contradictions environnementales : l’heure des choix

Pendant que la Chine déploie une politique ambitieuse de restauration écologique  la célèbre « Grande Muraille Verte » destinée à stopper l’avancée du désert et à régénérer ses écosystèmes dégradés, la Guinée, elle, s’enlise dans une exploitation minière anarchique qui ravage ses terres, brise des vies et engendre une misère sociale profonde.

Ce paradoxe est saisissant : nous sommes assis sur l’un des sous-sols les plus riches du monde bauxite, fer, or, diamant et pourtant, nos populations riveraines des sites miniers vivent dans la précarité, la pollution et le déracinement. Les rivières sont empoisonnées, les forêts rasées, les terres .uagricoles sacrifiées sur l’autel d’un profit qui profite à trop peu.

Ce qui nous détruit, ce n’est pas seulement l’exploitation elle-même c’est l’absence de vision, la cupidité de ceux qui gouvernent les ressources, et la course effrénée aux postes et aux rentes qui court-circuite tout projet collectif durable.

Il est temps de le dire clairement : cette folie a un coût générationnel. Les enfants qui naissent aujourd’hui près des zones minières héritent déjà de sols contaminés, d’eaux polluées et d’un avenir hypothéqué. Demain, si rien ne change, c’est toute la Guinée qui paiera la facture.

La Guinée a besoin d’une révolution de la conscience :

– Des politiques minières responsables, transparentes et respectueuses des communautés

– Un cadre légal contraignant pour les entreprises extractives

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Nous avons encore le choix. Mais ce choix se referme chaque jour un peu plus. Stopper cette folie n’est pas une option, c’est une urgence nationale.

Soninké Diané

Citoyen

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