Depuis quelques jours, la traque des fossoyeurs de l’environnement s’intensifie à Siguiri. Des opérations coup de poing sont menées pour complètement débarrasser cette ville aurifère de ceux qui la détruisent pour leur profit personnel.
Les mines ne développent pas un pays.
Le bien le plus précieux dont peut disposer une société ou une communauté, c’est l’environnement. Grâce à lui, le développement est possible. Sans lui, l’homme ne peut, en aucun cas, espérer sortir de l’ornière.
L’environnement fournit l’air pur, l’eau et les ressources vitales. Le protéger est essentiel voire indispensable pour garantir la santé humaine, soutenir l’économie nationale et préserver l’équilibre de notre patrimoine commun pour les générations à venir.
Dans d’autres pays, les communautés sont prêtes à tout pour trouver ce trésor dont la nature les a privées. Ici, Dieu nous en a pourvu suffisamment. Mais malheureusement, plutôt que de le protéger, beaucoup préfèrent le maltraiter ou le détruire, recherchant leur propre bonheur au détriment de celui de toute une communauté.
Face à l’ampleur des dégâts, le chef de l’État a pris des mesures draconiennes contre tous ceux qui se livrent à la dégradation sauvage et non réglementée des sites d’exploitation minière. Outre la révocation de nombreux cadres présumés complices ou associés de ceux qui maltraitent ou détruisent l’environnement à Siguiri, des poursuites judiciaires ont été engagées contre eux, notamment par la CRIEF. Le procureur de la République de cette cour, Monsieur Charles Wright, est présent sur le terrain pour constater l’ampleur des dégâts environnementaux.
Ces mesures prises par le gouvernement méritent d’être saluées, car si l’État n’agit pas maintenant, dans cinq ou dix ans, ce sont des communautés en ruine qui seront transmises aux futures générations.
Concernant les biens et objets saisis, je propose à l’État de les vendre afin que l’argent récolté serve à restaurer les cours d’eau, les arbres, bref, l’environnement détruit à Siguiri.
Sayon Mara, Juriste
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