#ActuCélébrerFarafinaMousso : [SÉRIE 4/31] – Juriste, journaliste, écrivaine, chroniqueuse, spécialiste des ressources humaines, M’mah Soumah est une jeune femme travailleuse acharnée, dévouée et déterminée à apporter un changement positif dans son environnement. Elle incarne une vertu souvent associée à la sagesse, à la maîtrise de soi et à la capacité de faire face aux décisions difficiles sans aucune précipitation. L’auteure du roman [SOGUÉ] a exercé plusieurs fonctions en si peu de temps. Rencontre avec cette Guinéenne multi-casquettes qui emploie son temps, de jour comme de nuit, de manière judicieuse, réfléchie et productive.
Par Hadja Saran Camara, Journaliste Farafinainfo.com
1) – Juriste/Journaliste-Écrivaine, pourriez-vous vous présenter aux internautes de Farafinainfo.com, site panafricain d’informations générales, qui ne vous connaissent pas ?
Je m’appelle M’mah Soumah, j’ai 33 ans. Je suis juriste de formation et spécialiste des Ressources Humaines, auteure de 2 livres.
J’ai étudié à Kindia jusqu’au bac avant de partir à Marrakech puis à Paris pour mes études universitaires. En 2020, je rentre définitivement en Guinée. Entre 2021 et 2023, j’ai été chroniqueuse Radio et Télé (RTG puis Djoma Media). J’ai été également responsable Affaires Juridiques et Management puis DRH à Djoma Media avant de rejoindre Elite Mining Guinea où j’occupe actuellement le poste de Surintendant RH.

2) – Comment votre roman [SOGUÉ] a été accueilli par le public guinéen ?
Ce Roman est ma lumière car il a été très bien accueilli par le public guinéen et même une partie de la diaspora à sa sortie. La sortie avait coïncidé à mon retour en Guinée et cela m’a ouvert plusieurs portes suite à mes passages dans les émissions télé et radio en plus de la médiatisation sur les réseaux sociaux. La dédicace a été faite à Conakry le 04 Mars 2021 au CCFG (Centre Culturel Franco-Guinéen, ndlr).
3) – Présent dans la salle, Naby Youssouf Bangoura a témoigné : « Je dirais simplement à tout un chacun en 6 chapitres, tu as su rendre le vécu de beaucoup de jeunes de son âge, garçons et filles, ici ou ailleurs, les aventures et les galères peuvent se vivre à Conakry, peuvent se vivre à Rabat et peuvent se vivre à New-York. Tu as raconté ses galères avec beaucoup d’humour et une touche de sensibilité très atténuée. La recherche de sois, cette question qui hante cette jeunesse et heureusement qui ne finit pas le long de toute la vie, la recherche de sois est très bien traité dans le livre (…) Sogué est un bon titre, un bon titre comme le Sogué de la Guinée, un bon titre comme le Sogué de Kindia et de Dubréka, un bon titre que le soleil et l’espoir peut incarner (…) Je te présente tous mes encouragements et de dire l’avenir dure longtemps…je te souhaite beaucoup de paix et de temps à consacré à l’écriture. », a rapporté Mediaguinée. Qu’en pensez-vous, aujourd’hui ?

Ce témoignage est la parfaite synthèse de ce que j’ai voulu véhiculer dans ce roman. Un message à l’endroit de la jeunesse mais aussi des parents qui souvent ne réalisent pas tout ce qu’on peut traverser en tant que jeunes à l’étranger ou même dans notre adolescence.
4) – D’où vous est venue l’idée d’écrire ce roman … biographique ?
Primo, il est important de souligner que ce roman n’est pas auto biographique. Tout écrivain peut s’inspirer de son vécu et de ce qui l’entoure mais un roman autobiographique n’est pas fictif, il reflète la vie réelle de l’auteure. Dans l’autobiographie, on utilise toujours le ‘’je’’.
Secundo, Sogué est un peu le condensé de ce que j’ai vu autour de moi de la petite enfance à la vie universitaire. Il fallait mettre des mots sur certains phénomènes et permettre aux jeunes de s’identifier à ces réalités en se sentant compris.
5) – Quelle est la date de parution du troisième livre après le Recueil de chroniques [ÇA DÉCRYPTE] ?
Le troisième livre sortira cette année Inch’Allah, il est actuellement chez l’éditeur pour finalisation.

6) – Quel est votre message pour les Droits de la Femme ?
Ce combat est perpétuel, il ne faut pas donc pas baisser les bras. Ne dit-on pas que les droits ne s’octroient pas mais s’arrachent ? Cette lutte permanente doit continuer mais il est important de retenir que les progrès sont lents. Nous devons chacun à notre échelle (Hommes et Femmes) opérer les changements nécessaires pour rendre meilleure notre société et faciliter le plein accès à ces droits.
7) – Quitter la presse est devenu un phénomène fréquent, motivé par la précarité, le manque de sens et l’épuisement, n’est-ce pas Madame la DRH (Directrice des Ressources Humaines) ?
Je pense que dans la situation guinéenne, les acteurs de la presse n’ont eu d’autre choix que de se recaser ailleurs. Certains ont trouvé une nouvelle place dans d’autres media tandis que d’autres ont été contraints à se réinventer pour survivre au quotidien difficile.
8) – Que pensez-vous des journalistes qui quittent la profession ?
Je ne les juge pas car je suis persuadée qu’ils ont choisi ce métier par passion. S’ils le quittent c’est parce qu’ils ont leurs raisons et cela aussi se respecte.
9) – Quels vœux pour la Vè République et les Guinéen.nes
On ne peut souhaiter que du bonheur à son pays donc je souhaite plein succès aux acteurs de cette nouvelle République mais aussi une belle avancée des droits de nos chères et braves femmes guinéennes dans les textes de lois mais aussi dans l’application.
H.S.C
Farafinainfo à l’honneur : Le journaliste Chahreddine Berriah, lauréat

