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Reporter, témoin des faits

8 MARS-DROITS DES FEMMES : Des célébrations en grande pompe qui masquent des avancées réelles

#ActuCélébrerFarafinaMousso [SÉRIE 8/31] – JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES [FEMMES], célébrée le 8 MARS, met en lumière les luttes pour l’égalité, mais risque souvent de se limiter à une célébration symbolique ou commerciale, oubliant les disparités réelles le reste de l’année. Bien que cette date honore les avancées, de nombreux défis persistent au quotidien. Célébrons la gent féminine en [SLAM] 

Par Abdoulaye Baldé, Journaliste Farafinainfo.com

Je suis une femme

Je suis celle qui pleure

Mais personne ne voit mes larmes

Le mois de mars de chaque année

La femme est célébrée

Malgré des lois sont votées

Chaque jour qui passe elle reste maltraitée voire discriminée

Dans la rue, au bureau parfois même dans son propre foyer

Elle est ignorée par les autorités

Oubliée par la société

Elle pleure en longueur de journée

Mais ce qui me fait mal, on fait semblant de ne pas l’entendre pleurer

Mariage précoce

Viol, violences conjugales en hausse

Des sommes d’argents débloquées

Qui se terminent souvent dans les poches

Résultat….

Des petites filles de 14 ans victimes des nuits de noces

Femme !

Oui belle âme

Cesse tes larmes

Ton silence ne pourrait être ta seule arme

Alors parle !

Dis-moi tes souffrances

Que mon slam t’apporte la délivrance

Car t’as beaucoup patienté

Et pour certains t’es synonyme de patience

Par peur tu préfères garder le silence

Sors de ton « enclos »

Viens dénoncer ton bourreau

Viens le dénoncer au grand jour

Que la famille soit contre ou pour

Car il est temps !

Il est temps qu’on t’écoute

Il est temps !

Il est temps que tout s’arrête

Oui il est temps !

Tu n’as plus rien à perdre pourtant

Car ta personnalité et ta dignité sont volées depuis longtemps

Mais t’as peur de parler

Parce qu’on t’a souvent appris de se taire

Et quand tu insistes on t’oblige de la fermer

Fermes là !

Tu n’as rien à dire tais-toi

Reste les mots phares

Qu’on t’a toujours appris, toi ?

Malgré ta souffrance

On s’en fiche si tu as raison ou pas

On s’en fiche si tu es blessée ou pas

Tant pis si tu ressens des douleurs

N’est-ce pas ?

Je suis une femme

Je suis celle qui pleure

Mais personne ne voit mes larmes

Je suis Mawa Sylla

Je suis Mariama Bah

Je suis Makèmè Camara

Je suis Kadiatou Kaba

Je suis Dieynaba N’diom

Je n’ai pas oublié Dame Yéro

Je suis Nénan Djieynabou Bah

Aminatou Baldé, Aïssatou Dioumo Diallo

Diop Ramatoulaye Diallo

Je suis Fatou Baldé Yanssané,

Kadiatou Konaté, Hadja Mafory, M’Balia Camara

Miriam Makebà, Rabiatou Serra,

Et tant d’autres merveilleuses femmes t

Comme ma sœur Rama, Princess Karen et Patricia Lamah,

Je suis une femme

Je suis celle qui pleure

Mais personne ne voit mes larmes !

A.B

Farafinainfo à l’honneur : Le journaliste Chahreddine Berriah, lauréat