L’IA, ce n’est plus demain, c’est aujourd’hui ! – par Sayon Mara

L’IA est dangereuse ou non, cela dépend de l’usage qu’on en fait. Les personnes qui pensent qu’il faut bannir l’IA de nos sociétés sont peu innovantes, pour ne pas dire pas du tout. Chacun d’entre nous a intérêt à comprendre l’IA aujourd’hui et à l’utiliser. Nous ne sommes plus à l’époque des années 1900, mais à celle de la génération Z.

L’IA est un trésor pour l’Afrique, et non un piège. Il faut la connaître pour découvrir ses merveilles. Si Internet doit réellement changer la vie des hommes, ce sera grâce à l’intelligence artificielle (IA). Il s’agit du niveau le plus élevé de la quatrième révolution. Grâce à l’IA, la monnaie papier ne sera plus nécessaire pour effectuer des transactions. Cela protège les commerçants, entre autres. Il existe aujourd’hui des véhicules dotés d’une IA qui conduisent à destination avec précision et sans accident. Les médecines avancées utilisent l’IA.

L’IA marque le summum des relations entre l’homme et les machines

L’IA n’est plus réservée au futur, elle est déjà là ! Les personnes qui soutiennent l’idée selon laquelle « l’utilisation de l’IA signifie que l’Afrique ne posera plus de questions, n’interrogera plus la nature, ne percera plus le mystère de la créativité et de l’inventivité, ou que l’Afrique se limitera à un algorithme répétiteur qui ne reprendra que ce qui a déjà été découvert et connu par d’autres continents », oublient que ceux qui ont inventé cet outil continuent de créer, contrairement à leur continent, qui a été le premier à connaître la science, mais qui se retrouve aujourd’hui à la traîne en matière de science. D’ailleurs, pourquoi limiter cette question de l’IA à l’Afrique ? Pourquoi penser que c’est un piège contre le berceau de l’humanité, alors que les concepteurs des systèmes d’intelligence artificielle n’ont ciblé aucun continent ?

L’Afrique ne fait même pas partie des principaux consommateurs de cet outil extraordinaire. Il faut sortir de l’émotion et de la peur de l’inconnu. Il faut poser l’équation clairement pour comprendre les enjeux. Ceux qui ont inventé cet outil sont au rendez-vous des inventions et des découvertes, contrairement à notre continent qui brille chaque jour par son incompétence scientifique. La meilleure manière de réagir face à cet outil qui fait son chemin, c’est de s’y intéresser. Bien évidemment, toute invention a ses avantages et ses inconvénients. Ne pas le comprendre, c’est ne rien comprendre. Facebook, qui est aujourd’hui un outil de communication indispensable, a ses avantages et ses inconvénients, tout comme Google et les autres. Au lieu d’avoir peur de ces outils, il faut sensibiliser les gens, notamment les jeunes, à leur utilisation responsable, mener des études sur l’impact qu’ils peuvent avoir sur les utilisateurs et chercher à mettre en place toutes mesures possibles afin de prévenir tous les dangers potentiels.

L’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) n’est en aucune manière une manière de maintenir l’Afrique dans la dépendance, mais plutôt de lui permettre, à l’image des autres pays, de résoudre des problèmes qu’une personne ne pourrait pas résoudre seule. Il est une nouvelle fois temps d’intégrer l’IA aux programmes scolaires afin que les élèves s’y familiarisent le plus tôt possible. C’est un excellent outil, à condition de l’utiliser de façon responsable.

Sayon MARA, Juriste

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