Hommage à Kadijah Esther
Kadijah Esther,
ma fille,
ma chérie.
Avec mon épouse Hélène Benjamin et notre famille, nous avons eu l’immense grâce d’éduquer, d’élever et d’accompagner une enfant devenue une jeune fille d’une bonté rare. Jamais nous n’avons vu en Kadijah la moindre méchanceté. Elle était naturellement tournée vers les autres, vers le social, la solidarité, la justice. Elle portait en elle une humanité silencieuse, mais agissante.
Kadijah était un être exceptionnel.
Brillante à l’école, toujours parmi les meilleurs, elle a terminé son dernier trimestre comme première de sa classe de Terminale Sciences sociales au Groupe scolaire Victor Hugo. Mais au-delà des résultats, c’est son intelligence précoce et profonde qui marquait. Avec elle, on parlait sciences, jeunesse, actualité nationale et internationale, faits de société. Elle avait une culture dense, une curiosité saine, et surtout une sagesse qui ne disait pas son nom.
Qui ne tombait pas sous le charme humain de Kadijah ?
Derrière la jeune fille qu’elle devenait, demeurait une âme lumineuse, respectueuse, attentive, aimante. Pour moi, elle restait toujours ma chérie.
En ce 40ᵉ jour, je sais que le deuil ne s’efface pas. Il devient un compagnon silencieux. Mais il ne sera pas une souffrance stérile, car Kadijah n’a laissé derrière elle que du bien. Elle a été un ange pour tous, et son passage parmi nous a semé la bonté. Aujourd’hui, elle n’est plus seulement notre fille : elle est devenue l’enfant de tous, dans la diversité des cœurs qu’elle a touchés.
Nous croyons, chacun selon sa foi, que la vie ne s’arrête pas à la mort.
Que les âmes justes sont accueillies par le Dieu de miséricorde, d’amour et de vérité.
Que ce qui est semé dans le bien ne se perd jamais.
Que Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Père aimant, le Créateur de toute vie, accueille Kadijah Esther dans Sa paix éternelle.
Qu’Il transforme notre douleur en espérance, nos larmes en prière, et notre souvenir en engagement à faire le bien, comme elle l’a fait.
Et que son passage parmi nous continue d’inspirer la bonté, la justice et l’amour de l’autre, au-delà des croyances, au-delà des différences.
Notre profonde reconnaissance va aux familles Traoré de Dinguiraye, Benjamin, Diané, Keita aux alliés, aux proches, aux amis, et à toutes les personnes qui nous ont entourés par leur solidarité, leur compassion et leur soutien sincère.
Amen. Amine.
Soninké Diané
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