Mohamed Touré : “Dieu n’a pas jugé bon de créer un seul genre. S’IL a travaillé l’homme et sorti la femme de …”

Tous les lundis, la Rédaction de Farafinainfo.com revient sur l’actualité africaine [marquante] de la semaine écoulée dans sa rubrique [ACTU DE LA SEMAINE EN 3 QUESTIONS] en interrogeant un intellectuel africain sur des questions de la bonne gouvernance et des réalités sociopolitiques et économiques en Afrique. Mohamed Touré décrypte cette actu brûlante du continent noir et éclaire la lanterne des internautes …

L’Universitaire Mohamed Touré

“Cette loi mérite des félicitations et encouragements de tous les sénégalais et l’Afrique entière”

1-[SÉNÉGAL]- “L’Assemblée nationale sénégalaise a voté mercredi une loi qui double les peines réprimant les relations homosexuelles, punies désormais de cinq à dix ans de prison, sur fond de vague d’homophobie et d’arrestations pour homosexualité présumée. La loi prévoit également des sanctions pénales contre notamment la promotion de l’homosexualité au Sénégal. Elle doit désormais être promulguée par le Président Bassirou Diomaye Faye, ce qui fera de ce pays l’un des plus répressifs en Afrique contre les personnes LGBT+”, rapporte TV5 Monde. Qu’en pensez-vous ?

 

Je crois bien que la décision de l’Assemblée nationale sénégalaise est à saluer et encourager pour raison de sa pertinence à sauver la dignité humaine. L’être humain est sacré et respectueux. Dieu n’a pas jugé bon de créer un seul genre. S’il a travaillé l’homme et sorti la femme de l’homme, parce qu’il a jugé utile que l’homme seul ne suffit pas pour s’accoupler et il faut son contraire, d’où la nécessité de créer la femme de l’homme. Et si cela est fait par Dieu, c’est pour mettre les Hommes à l’aise et éviter la sauvagerie. Donc, l’homme qui se satisfait biologiquement de l’homme ou bien la femme qui se satisfait de la femme, est plus qu’un animal sauvage puisque les animaux sauvages de même genre, ne s’accouplent jamais. Cette loi mérite des félicitations et encouragements de tous les sénégalais et l’Afrique entière car, il s’agit du maintien de l’ordre social et du respect de la dignité humaine.

 “La vie de chacun est pour un temps et non pour tous les temps”

2-[CONGO-BRAZZAVILLE]- Après 41 années passées au pouvoir, Denis Sassou Nguesso, âgé de 82ans, en lice pour un nouveau mandat à la tête du Congo. Six candidats feront face au Président congolais sortant. Quel regard portez-vous sur la présidentielle congolaise du 15 mars 2026 ?

C’est un regard de confusion politique et qui sera source de conflit dans le pays. Monsieur Denis doit comprendre qu’on est éternel dans rien. C’est pourquoi il est nécessaire de penser à préparer quelqu’un d’autre pour la continuité de l’action entreprise. La vie de chacun est pour un temps et non pour tous les temps. A cet âge, Monsieur Denis devrait penser à sa progéniture et ce, quelle que soit sa compétence, que de manifester sa candidature pour l’élection présidentielle congolaise. C’est vrai, il a de l’expérience dans l’exercice du pouvoir mais, n’a plus de force physique et énergétique pour mieux diriger. Dans cette condition, il doit, désormais, penser à l’honneur plutôt qu’à l’humiliation. Il est vrai que personne n’a jamais gagné et qu’il n’aurait plus envie mais, la vie est une succession.

“Les militaires africains doivent aussi se référer à leurs missions de sécurité, du maintien d’ordre et de la défense que de penser à des coups d’État”

3-[NIGER]- « Libérez le Président Mohamed Bazoum » (qui a renversé par la junte militaire au pouvoir à Niamey) : l’UE appelle à la libération du Chef de l’État déchu du Niger. Il était temps de demander sa libération, n’est-ce pas ?

Si, cette demande devrait être soulevée par l’UE depuis mais, si les conventions pour la paix, la sécurité et la quiétude sociale n’intéressent plus les Africains, ce ne sont pas les Européens qui peuvent dicter leurs lois a cet effet. Il faut que les Africains sachent respecter les contenus de leurs constitutions qu’ils ont élaborées pour diriger. Aucune nation ne peut décider l’avenir d’une autre à sa place. Les militaires africains doivent aussi se référer à leurs missions de sécurité, du maintien d’ordre et de la défense que de penser à des coups d’État qui sont sources d’injustice. Ils ne doivent soutenir aucun Président qui aurait violé la constitution du pays à laquelle il a jurée. C’est pourquoi d’ailleurs, je continue à accuser les militaires d’être complices de la violation des constitutions pour raison d’envie d’être au pouvoir par le coup d’État et de savoir se défendre après avoir fait le coup d’État. Aucun Président n’est fort ou bien n’a la capacité de violer une constitution s’il n’est pas soutenu et encouragé par son armée. En somme, si les Africains veulent vivre en paix dans l’honneur et la réussite, ils doivent être dans la culture du respect des accords (constitutions), doivent laisser les dires des opportunistes qui bénéficient des avantages du pouvoir et se référer à leurs serments tout en évitant d’être sauvés pour avoir violé les contenus des serments par des nations étrangères qui respectent leurs engagements. C’est vraiment stupide.

Rédaction de Farafinainfo.com

 

Farafinainfo à l’honneur : Le journaliste Chahreddine Berriah, lauréat