#ActuPresseEnGuinéeGN – Le paysage médiatique guinéen subit une nouvelle secousse. 24 heures après une mise en demeure formelle, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a acté, ce jeudi 17 septembre 2026, la suspension totale de la chaîne internationale France 24.
Le qualificatif de la discorde. À l’origine de cette crise, un reportage diffusé cette semaine où un présentateur a qualifié le Président de la République de Guinée Mamadi Doumbouya de « Président putschiste ». Une formulation que l’instance de régulation a qualifiée d’« offense continue » et de non-respect de la légitimité constitutionnelle actuelle. Bien que la direction de France 24 ait exprimé son intention de formuler des excuses à l’antenne, la HAC a estimé que le maintien de l’élément incriminé sur les plateformes numériques constituait un défi ouvert à son autorité.
Un black-out total ordonné. La décision de l’institution ne se limite pas aux écrans de télévision. Elle ordonne :
- Le retrait immédiat des accréditations de presse pour l’ensemble des correspondants et collaborateurs de la chaîne basés à Conakry.
- La réquisition de l’ARPT (Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications) afin de bloquer les sites internet, applications et flux de streaming du média.
- L’arrêt instantané du signal par le diffuseur Canal+ Guinée.
Cette mesure forte de la HAC s’inscrit dans un contexte de surveillance accrue des médias et marque un nouveau palier dans les relations entre Conakry et les canaux d’information internationaux.
Par #Farafinainfo [Raconter & Célébrer l’Afrique]