L’ÉDITO : Du « Non » historique de Sékou Touré au « Oui » du travail de Mamadi Doumbouya – Le sursaut d’une jeunesse souveraine

L’ÉDITORIAL DE FARAFINAINFO – Le 28 septembre 1958, la Guinée gravait son nom en lettres d’or dans les annales de l’histoire mondiale. Face au Général de Gaulle, Ahmed Sékou Touré et les pères fondateurs de notre indépendance prononçaient un « NON » retentissant, courageux et irréversible au colonialisme. Ce jour-là, notre nation choisissait la liberté dans la pauvreté plutôt que l’opulence dans l’esclavage. Soixante-huit ans plus tard, cet héritage de dignité et d’insoumission vibre encore dans chaque fibre de l’identité guinéenne.

Aujourd’hui, le contexte a changé, mais le défi de la souveraineté reste entier. Dans son Adresse à la Nation, le Président de la République de Guinée, Général Mamadi Doumbouya, a tracé une nouvelle ligne de front pour les nouvelles générations. À la jeunesse guinéenne, il lance un appel pressant : après le « Non » historique au colonialisme, l’heure est venue de dire un « Oui » massif, pragmatique et déterminé au travail.

L’hommage aux bâtisseurs de la liberté

Rendre hommage à nos devanciers, ce n’est pas simplement se complaire dans la nostalgie d’une gloire passée. C’est reconnaître le prix des fondations sur lesquelles nous sommes debout. Sékou Touré, Saifoulaye Diallo, Barry Diawadou et tant d’autres figures de proue ont brisé les chaînes politiques. Ils nous ont légué une patrie libre, une dignité intacte et une fierté d’être Africains que personne ne peut nous arracher. Ils ont fait leur part d’histoire au siècle dernier.

Le travail comme seconde libération

Cependant, la liberté politique sans autonomie économique n’est qu’un mirage. C’est là tout le sens du message présidentiel. Si le « Non » de 1958 nous a libérés de la tutelle extérieure, c’est notre « Oui » au travail, à l’effort et à l’excellence qui nous libérera de la dépendance, du sous-développement et du chômage.

Jeunes de Guinée, le chemin tracé par nos aînés n’était pas une destination finale, mais un point de départ. Suivre leur voie en 2026, ce n’est plus manifester dans les rues ou attendre un salut providentiel. Suivre leur voie, c’est investir les champs, bâtir des entreprises, briller dans les laboratoires, innover dans le numérique et moderniser nos infrastructures. Le véritable patriotisme d’aujourd’hui se mesure à la sueur du front et à la valeur ajoutée que chacun apporte à la construction nationale.

L’appel de Farafinainfo à la jeunesse

Le projet du méga-projet Simandou et les vastes chantiers de refondation en cours démontrent que l’avenir s’écrit ici et maintenant. Nous ne pouvons plus être les spectateurs passifs de notre propre développement.

Farafinainfo exhorte la jeunesse guinéenne à s’approprier cette double boussole : la dignité héritée de 1958 et la culture de l’effort prônée aujourd’hui. Levons-nous, formons-nous, entreprenons. Remplaçons la critique stérile par l’action concrète. Honorons la mémoire de Sékou Touré et de ses compagnons en faisant de la Guinée une puissance économique émergente.

Pères de l’indépendance, vous nous avez donné la liberté. À nous, jeunesse de Guinée, de lui donner sa pleine prospérité par le travail.

Par Camara Mamady

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