Mauritanie : La CVE/VR dénonce la non-assistance du gouvernement aux populations sinistrées

CVE/VR – A l’instar de l’ensemble de nos compatriotes, la CVE/VR observe avec tristesse les dégâts humains et matériels consécutifs aux pluies qui se sont abattues sur la quasi-totalité du territoire national.

Ces intempéries ont encore une fois mis à nu les insuffisances et le manque de vision de nos gouvernants en matière d’infrastructures et de sens des priorités. Les images insupportables de maisons totalement détruites et de familles abandonnées à leur calvaire provenant aussi bien de villes et villages de l’intérieur telles que Kaédi, Sinthiou Boumaka (Gorgol), Chelkha (Hodh El Gharbi), Mederdra (Trarza), que de communes de Nouakchott telles que Sebkha, El Mina ou encore Dar Naim ;

les torrents d’eau et de boue dans lesquelles pataugent piétons et véhicules dans les avenues, rues et ruelles du pays, en particulier celles de la capitale, en disent long sur la démission et le laxisme du régime du Président Mohamed Cheikh Ould Ghazouani.

Les populations sinistrées attendent d’être sorties des eaux stagnantes dans lesquelles elles se sont retrouvées piégées avec ce que cela suppose comme drames en termes de morts par électrocution, par noyade ou encore en termes de risques de maladies de toutes sortes.

Au lieu de cela, le pouvoir de Mohamed Cheikh Ould Ghazouani nous sert des shows médiatisés de visite présidentielle éclair à Kaédi ou de gesticulations de ministres et de gouverneurs se donnant en spectacle devant des citernes censées évacuer les eaux mais qui n’y arrivent toujours pas. Au-delà du caractère dérisoire et ridicule des moyens mobilisés, c’est avec la vie des Mauritaniennes et des Mauritaniens que l’on est en train de jouer et il est temps que cela cesse.

L’urgence est à l’évacuation et à la prise en charge des citoyens abandonnés dans des habitats submergés devenus impropres à la survie. Il faut certes pomper les eaux qui rendent tout déplacement dans et entre nos villes sinon impossible tout au moins dangereux mais il faut surtout que l’Etat prenne ses responsabilités et mette en place des infrastructures dignes de ce nom. C’est le lieu de s’interroger sur les milliards d’ouguiyas qui avaient été investis pour bâtir un réseau d’assainissement et d’évacuation des eaux à Nouakchott après les inondations de 2013.

La CVE/VR exprime sa solidarité pleine et entière avec les populations sinistrées et condamne avec la dernière énergie les atermoiements du gouvernement. Il est urgent de prendre des mesures permettant à long terme de pouvoir faire face à de telles catastrophes liées au dérèglement climatique et dont la fréquence et l’intensité, à en croire les experts, ne feront que croitre dans les années à venir.

La CVE/VR invite, par la même occasion, le gouvernement à prendre au sérieux les menaces de submersion qui pèsent sur la ville de Nouakchott, située en dessous du niveau de la mer, et à agir en conséquence pour sauver ce qui peut l’être encore.

Nouakchott le 29/08/2022

La Cellule de Communication