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Reporter, témoin des faits

Des Charrettes pour pallier à la rareté des Cars rapides

Tranche de vie (en ce temps de confinement) – Dakar Mercredi 1er avril  2020, il est 19h40, des Sénégalais de la haute banlieue, qui n’avaient pas les yeux rivés sur la montre, se précipitent vers les cars rapides, qui  prenaient vingt-cinq (25 personnes), ne prennent que douze (12) désormais. Autant dire qu’il y a très peu de cars rapides pour plusieurs banlieusards. Ils se sentent pris au piège et ne savent pas à quel saint se vouer pour regagner à leur demeure à quelques minutes de l’instauration du couvre-feu à 20 heures. Il est trop tard pour beaucoup d’entr’eux , mais il faut chercher à rentrer chez soi vaille que vaille pour ne pas rester dans la rue. Heureusement pour les uns et les autres, les charrettes sont là et continuent à résister au temps de la modernité

Les charrettes mises à contribution

Les banlieusards, qui n’ont pas pu se trouver une place à bord des cars rapides, ne se font pas prier pour monter sur les charrettes. Comme en attestent les propos de Magatte Mboup : « Il faut bien que je rentre chez moi, aux Parcelles Assainies. Je n’ai vraiment pas le choix. Il faut mieux être sur une charrette avec l’espoir de regagner sa demeure que rester dans la rue à attendre les véhicules, qui ne viendront certainement pas et être à la merci des forces de sécurité. » Contrairement à Magatte Mboup, le jeune commerçant ambulant, Moustapha Ndiaye ne se plaint pas du tout et assume pleinement sa faute commise. « Nous savons que le couvre-feu est instauré à partir de 20 heures précises donc si nous restons au marché voire au centre ville jusqu’à 20 heures moins il ne faut pas se plaindre du tout. Il faut tout simplement assumer son erreur et se taire, » a-t-il martelé sans ambages. Comme pour dire que les uns et les autres doivent avoir désormais leurs yeux rivés sur l’heure de l’instauration du couvre-feu pour éviter les surprises désagréables.

Omar Ndao