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Makanéra : «La plus grande faute c’est d’assimiler Embaló à … »

Si j’étais à leur place, je n’allais même pas intervenir. Mais si je devais intervenir, j’allais pouvoir séparer la personnalité de Embaló de l’institution. C’est vrai que tous les Guinéens, savent que le président de la Guinée-Bissau, est proche d’un leader de parti politique de la place. Puisqu’il l’a dit publiquement que si il était Guinéen il allait voter pour la personne.

Mais la plus grande faute c’est d’assimiler Embaló à l’institution de la CEDEAO. Ça c’est une faute. C’est pourquoi moi je pense, que prochainement, s’il y a des situations pareilles, je voudrais que le langage soit très diplomatique. Et qu’on puisse au lieu d’engager un affront avec l’institution (la CEDEAO), tenir des discours pour amener une partie de la CEDEAO à adhérer à notre position. C’est ce qui est important car les décisions là-bas c’est par consensus. Donc même si celui qui préside aujourd’hui n’est pas favorable à vous, mais si au niveau des chefs d’État membres de la CEDEAO vous avez des gens qui sont favorables à vous, vraiment les sanctions ne passeront pas.

Je crois que c’était déjà décidé. Ce qui me paraît être bizarre, c’est le fait qu’avant la rencontre, que le président de la Guinée-Bissau annonce déjà les couleurs. De toute façon si lui-même il respecte l’institution, il allait attendre à la fin de leur rencontre puisque la décision ne vient pas de lui, pour dévoiler la décision de l’institution. Mais je pense que la décision était prise et que la sanction était déjà proposée avant la rencontre. Donc qu’il y ait ces sorties ou pas, la sanction allait tomber. Mais ces sorties ne viennent pas aussi arranger les choses. Parce que quoi qu’il arrive, la sanction est tombée aujourd’hui. Mais qu’est-ce qu’il faut faire ? Est-ce qu’on est prêt à aller au bras de fer avec la CEDEAO ou on veut améliorer nos relations avec la CEDEAO ? C’est là le point d’interrogation. Si on veut améliorer moi je pense qu’il faut changer le paradigme, c’est-à-dire la communication.

Par Alhoussein Makanéra Kaké, leader du FND (Front National pour le Développement)