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Abdoul Sacko : « … le fait de donner carte blanche au CNRD dès le départ … »

Farafinainfo.com – Actualités Sociopolitiques – Abdoul Sacko, Coordinateur du FFSG (Forum des Forces Sociales de Guinée) était, ce mercredi 19 octobre 2022, l’invité de l’émission «On refait le monde» de nos confrères de Djoma TV pour évoquer les toutes dernières actualités guinéennes particulièrement le document publié par les responsables du FFSG.

«Nous voulons compter sur le peuple, en d’autres termes la diversité au niveau du Forum des Forces Sociales de Guinée au jour d’aujourd’hui, et c’est pour cela, nous avons même évolué en ajoutant le Forum des Forces Sociales (de Guinée). Cette fois-ci avec les syndicats et autres entités, qui se trouvent avec nous. Et nous voulons mettre cette opportunité à la disposition du peuple de Guinée pour défendre du mieux que possible ses droits», laisse entendre Abdoul Sacko pour répondre une question portant sur l’unité d’action des Forces sociales pour ne plus  reproduire le manquement constaté tout en reconnaissant d’ailleurs «La question d’applaudir le CNRD (Comité National du Rassemblement pour le Développement, ndlr), je suis tout à fait d’accord avec vous (…) le fait de donner carte blanche au CNRD dès le départ a été un faux pas, mais il faut noter que nous au niveau de la société civile, nous avons été très responsables, parce que nous avons essayé dès le lendemain du coup d’Etat de canaliser cette euphorie du peuple en essayant de faire une proposition pour donner du contenu à la transition». Répondant cette  autre question portant sur le document publié par eux dans lequel ils ont écrit : «Action de protestation contre la gestion illégitime hors-norme (du CNRD) pour favoriser le retour rapide à l’ordre constitutionnel en Guinée dans le respect des lois et des droits (…) Etape 1 : Alerte et mises en garde par rapport … Et pourquoi vous interpelez, alors, les institutions financières ?», Abdoul Sacko laisse entendre : «La réponse se trouve dans l’intitulé, d’ailleurs, hein. Nous avons dit d’abord une gestion illégitime, illégitime parce qu’il faut être, parfois,  fou croire qu’une autorité peut-être légitime si elle n’est pas issue d’un vote, si elle n’a pas été l’émanation d’une élection.  Hors-norme, parce que lorsque si vous avez l’autorité transitoire qui pense qu’elle seule peut gérer le pays sans pour autant développer une approche qui consiste à faire adhérer la population, les acteurs sociopolitiques à sa politique sur la base bien attendue du dialogue, sur la base bien attendue du consensus lorsqu’elle fait recourir à la force donc il faut savoir … »

Hadja Saran Camara