#ActuParlementSénégalaisSN – Le président de l’Assemblée Nationale du Sénégal Ousmane Sonko s’est adressé, ce lundi 29 juin 2026, à ses Honorables collègues députés et félicité après des réformes constitutionnelles majeures visant à rééquilibrer les pouvoirs de l’exécutif et pilote un plan de redressement économique centré sur la souveraineté financière et les ressources nationales.
Par Hadja Fanta Touré, Journaliste Farafinainfo.com
« Au nom de la consolidation de la démocratie sénégalaise et de la transparence dans la gestion publique, pourquoi aurions-nous peur de cette réforme ? C’est pourquoi, dès aujourd’hui, je saisirai le Président de la République pour lui transmettre la proposition de loi adoptée. », annonce le désormais Président de l’Assemblée Nationale du Sénégal tout en rappelant le rôle crucial du Conseil Constitutionnel : « Je ne vais pas invoquer l’article 103 de la Constitution. Je demanderai au Président de la République de promulguer cette loi, simplement et purement. En effet, le Conseil constitutionnel — dont les décisions s’imposent à tous les pouvoirs publics — a clairement acté que, dans le cadre d’une révision de la Constitution par la seule Assemblée nationale, le vote à la majorité qualifiée des trois cinquièmes vaut à la fois adoption et approbation. L’Assemblée ayant voté à cette majorité qualifiée, la loi est donc pleinement approuvée. Ces décisions s’imposant à lui, je lui demanderai de la promulguer. Dès lors, pourquoi convoquer le peuple pour un référendum ? »
« Il (Diomaye) a simplement choisi de démissionner pour se placer « au-dessus de la mêlée » »
Et Sonko de Pastef de faire une révélation : « On prétend que le pays traverse une situation extraordinaire, ce qui est vrai, et nous en connaissons tous la cause : des élections locales sont à venir et certains cherchent des prétextes pour les reporter. Pourquoi prendre l’engagement d’un référendum ? Pour demander quoi aux Sénégalais ? Pour leur demander s’ils doivent déclarer leur patrimoine à leur sortie de fonction ou s’ils doivent être président de parti ? Souvenez-vous, quand le président de la République a décidé de démissionner de son poste de secrétaire général de Pastef, il n’a averti personne. Je l’avais appris par la presse et, en l’appelant, il m’avait répondu qu’il n’était pas tenu de démissionner selon la Constitution et qu’il pouvait très bien déléguer la tâche à un secrétaire général adjoint. Il a simplement choisi de démissionner pour se placer « au-dessus de la mêlée ». Deux ans plus tard, il ne veut plus être au-dessus de la mêlée. Quel est le problème ? »
H.F.T
Farafinainfo à l’honneur : Le journaliste Chahreddine Berriah, lauréat