Ousmane Sonko : « Je saisirai immédiatement le Président de la République pour … »

#ActuGouvernanceParlementaireSN – Un grave incident a perturbé les travaux de l’Assemblée Nationale du Sénégal ce lundi 29 juin 2026, suite à l’évacuation houleuse du député Abdou Mbow par les gendarmes. La séance a été suspendue par Ousmane Sonko, président de l’Assemblée Nationale, après cet échange.

Par Hadja Fanta Touré, Journaliste Farafinainfo.com

Le président de l’Assemblée Nationale du Sénégal Ousmane Sonko s’est adressé à ses collègues députés en ces termes : « Je vais adresser quelques paroles … L’Assemblée nationale fonctionne sur la. Allons observer une pause, mais avant d’aller à la pause, je vais adresser quelques paroles à l’Assemblée à la plénière. L’Assemblée nationale fonctionne sur la base de règles qui peuvent faire l’objet d’interprétation et qui, dans tous les cas, sont arbitrées par le président de séance. Je voudrais dire aux collègues : la semaine dernière, j’ai tenu une réunion avec le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, auquel j’appartiens, en en observant mon statut de président du groupe parlementaire. Je vous avais dit que cette haine viscérale que cette opposition nourrit en ma personne, qu’on retrouve tous les jours dans les sorties, dans les déclarations, dans les points de presse, ils essaieraient forcément de la transposer ici, à l’Assemblée Nationale. Nous en avons l’habitude depuis très longtemps. Ça nourrit notre popularité, mais ça ne nous a jamais handicapés. La haine est un poison qui ne détruit que celui qui la nourrit. Je vous ai dit, en toutes circonstances, de garder votre calme, de n’intervenir en aucun cas, de ne même pas élever la voix, même si nous sommes présents à l’Assemblée Nationale et d’insulter dans l’enceinte de l’hémicycle. »

« La procédure suit son cours dans le respect parfait du règlement intérieur et de la Constitution du Sénégal, … »

Il n’a pas manqué de rappeler : « En tant que président de l’Assemblée nationale, président de séance, j’ai des moyens réglementaires légaux pour veiller à la police de l’Assemblée nationale. Je peux comprendre que, dans certaines circonstances, les passions se déclenchent, mais je voudrais demander à ce que, plus jamais, cela ne se reproduise. L’Assemblée a une police sous les ordres du président de séance qui peut valablement s’occuper des questions de discipline à l’intérieur de l’hémicycle. Au-delà, nous sommes là pour une question extrêmement importante, celle de discuter de notre Constitution. La procédure suit son cours dans le respect parfait du règlement intérieur et de la Constitution du Sénégal, et si ce texte est adopté à l’issue de cette journée, je saisirai immédiatement le Président de la République pour la suite à donner, que je vous révélerai plus tard. »

H.F.T

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