Fatma Camara : « … retenir une dynamique : celle d’un ministère qui a dû (…) notre économie a besoin »

#ActuGouvernancePolitiqueGN –Fatima Camara retourne dans un département ministériel qu’elle connaît très bien pour y avoir déjà été ministre de la Pêche et de l’Économie maritime. « Je mesure la responsabilité accordée dans l’accomplissement de cette mission », a-t-elle souligné lors de son allocution au cours de sa passation de service.

Par Hadja Saran Camara, Journaliste Farafinainfo.com

Lisez son allocution pour obtenir plus de détails en ces termes : « Je mesure devant vous la responsabilité accordée dans l’accomplissement de cette mission. Il y a quelques mois, je prenais devant vous la responsabilité de conduire ce département. Aujourd’hui, le moment est venu d’en transmettre la charge. En ces deux moments, beaucoup de travail a été accompli : des urgences à traiter, des décisions à prendre, des réformes à lancer, et des difficultés à surmonter. Mais surtout, il y a eu des femmes et des hommes qui se sont mobilisés au service d’une même mission, et c’est à eux que je pense en prenant la parole aujourd’hui.

J’exprime ma profonde reconnaissance à Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, Mamadi Doumbouya, qui m’a fait confiance pour conduire ce département, et qui m’appelle aujourd’hui à poursuivre mon engagement au service de l’État, à la tête du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime. Je mesure le privilège de pouvoir servir notre pays à ce niveau de responsabilité, et je lui en suis profondément reconnaissante. Je remercie également Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement Amadou Oury Bah, pour son accompagnement, ses orientations, et l’attention qu’il a accordée aux dossiers de notre département.

À ces remerciements, je voudrais ajouter un mot plus personnel : une responsabilité publique ne se vit jamais tout à fait seule. Je pense à ma famille et à mes proches, qui savent ce que l’exercice de telles fonctions exige parfois : de disponibilité, d’absence, et de sacrifice. Leur patience, leur compréhension, et leur soutien m’ont été précieux. Je veux aujourd’hui leur dire simplement : merci.

Mesdames et messieurs, au moment de transmettre cette responsabilité, je ne souhaite pas dresser ici un inventaire de tout ce qui a été fait. Je voudrais plutôt retenir une dynamique : celle d’un ministère qui a dû, dans le même temps, répondre aux préoccupations immédiates de nos concitoyens, et préparer les transformations de plus long terme dont notre économie a besoin.

Sur le commerce, il fallait être présent là où les attentes étaient les plus concrètes : l’approvisionnement des marchés, les prix, la qualité, et la sécurité des produits. Nous avons renforcé notre présence sur le terrain : le dialogue avec les opérateurs économiques, et l’information des consommateurs, notamment à travers le SIMPRI et le numéro vert 142.

Mais répondre aux exigences du quotidien ne pouvait pas nous détourner de l’avenir. Sur le plan industriel, il fallait préparer les conditions d’une transformation plus profonde de notre économie. Les travaux engagés sur la stratégie nationale d’industrialisation, la révision du Code des investissements, les zones et parcs industriels, le projet SCAL, ainsi que les projets relevant de notre département dans le cadre du SIMANDO 2040, participent d’une même orientation : permettre à la Guinée de produire davantage, de transformer davantage, et de créer davantage de valeur sur son territoire.

Cette transformation ne peut cependant se faire sans nos entreprises. C’est pourquoi nous avons accordé une attention particulière à leur accompagnement et à leur accès au financement. La première édition de la Semaine du financement des entreprises guinéennes, organisée avec le FODIP et nos partenaires, a permis de rapprocher entrepreneurs, institutions financières, et dispositifs d’accompagnement.

Et parce qu’on ne peut demander à notre économie de se moderniser sans faire évoluer l’administration qui l’accompagne, nous avons dans le même temps poursuivi le travail sur notre organisation, nos textes, et nos méthodes de travail. Certains de ces chantiers ont déjà produit des résultats. D’autres sont encore en cours. D’autres encore demanderont du temps, de la constance, et de nouvelles décisions. Et cela est normal, car l’action publique ne commence pas avec nous et ne s’achève pas avec nous. Nous ne sommes jamais propriétaires des chantiers que nous conduisons ; nous en sommes, pour un temps, les dépositaires. Et si ces chantiers ont pu avancer, c’est d’abord parce que des femmes et des hommes les ont portés au quotidien. Je vous remercie. »

H.S.C

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