𝐇𝐲𝐦𝐧𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐨𝐮𝐩𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐱𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐭 à 𝐒𝐚𝐛𝐢𝐧𝐞 Kane. 𝑃𝑎𝑟 𝑆𝑖𝑟𝑒𝑒 𝐾an

𝟏) 𝐑𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥 𝐝𝐮 𝐂𝐨𝐧𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞
Hier, quelques personnes, non contentes de mon article sur l’Islam et à court d’arguments, on fait un hors-sujet sur mon épouse, la réduisant à sa blancheur ou sa blondeur. Cette essentialisation de ma conjointe ne laisse aucun doute sur l’existence du racisme anti-blanc, n’en déplaise aux wokistes et autres afrocentristes. Mais j’avoue que notre couple reçoit beaucoup de sympathie dans un monde où la facilité serait, pour certain.e.s, l’entre-soi, voire même le refuge dans la consanguinité pour préserver son ADN.

 

Le fait qu’une meute de quelques internautes aboie sur ma femme, qui n’est aucunement concernée par mon opinion sur la genèse du Coran, m’a d’abord agacé, j’ai même répondu à chaud à un commentaire d’un analphabète, doublé d’un vulgaire.

 

La colère étant mauvaise conseillère, je préfère signer avec ma plume cet éloge aux couples mixtes pour m’élever au-dessus des calomniateurs sans talent. Ce sont de sots troubadours, griots de leurs propres bassesse et immoralité. Quand je leur montre le soleil, qu’ils continuent à fouiller avec leurs doigts ma galérie photo pour établir la preuve que je vis avec une…humaine! Une féline capable de déchiqueter leurs schémas archaïques, tout en buvant un verre de vodka qui lui évoque la Pologne et 𝐖𝐫𝐨𝐜𝐢𝐞𝐫𝐲𝐳̇.

 

𝟐) É𝐥𝐨𝐠𝐞 à 𝐥𝐚 𝐦𝐢𝐱𝐢𝐭é

Sabine Kane m’a aimé comme Louise Marie Maes avait aimé le sénégalais Cheikh Anta Diop, le savant africain qui a le plus influencé la pensée au XX ème siècle. Difficile d’être plus ancré dans sa culture que l’auteur du best-seller « Nations nègres et Culture « . Se marier prolonge la vie sans effacer notre identité ou notre passé.

 

Sabine m’a transformé comme Josie avait transformé le martiniquais Frantz Fanon, elle a tapé chaque caractère de son célèbre livre sur la décolonisation.

 

Sabine m’a réconcilié avec moi-même comme Fathia, arabe égyptienne, a apaisé Kwamé Nkrumah, le père de l’unité africaine.

 

On s’est connu il y a 33 ans dans une auberge de Jeunesse à Toulouse. Bénie soit La Garonne!

Tous ces couples mixtes sont des ponts entre le Nord et le Sud, des contributeurs/trices majeures à l’avancée de la pensée africaine.

 

Sabine est une philosophe qui m’aide à développer des idées de laboratoire sur le Tekruur de demain. Ils sont nombreux ces conjoints Black & White respectueux de la différence, porteurs d’une diversité qui enrichit leurs foyers et tous les continents.
Oui, comme l’a dit un anti-blanc et chantre de la consanguinité noire, c’est une blanche qui m’a transformé, et qu’il en profite!

 

Toutes les femmes sont belles!
La mienne l’est sur 5 générations.

 

14 août 2026
Siree KAN alias Sammba Ndeet

 

PS: je rendrai prochainement hommage à Awatef, femme tunisienne dont j’ai brièvement partagé la vie en 1990. Une autre mixité qui m’a forgé. Que les afrocentristes se rassurent! J’ai aussi fréquenté de magnifiques femmes Black qui m’ont énormément influencé. J’ai décidé de parler d’elles , mais cela ne paie pas ma dette envers elles

 

Farafinainfo à l’honneur : Le journaliste Chahreddine Berriah, lauréat