Ce qui est national, ne doit aucunement s’identifier à un quelconque groupe ethnique ou linguistique !

Il y’a de ces maladresses que nous sommes en train de perpétrer et qui sont aux antipodes de l’unité nationale fortement éprouvée ces dernières décennies. Je me demande à quel moment ces agissements et pratiques néfastes ont-ils commencé ? Est-ce avec la deuxième (2ème) République ou le régime défunt ?

Non! Une Représentation Nationale n’a plus le droit de s’auto-decomposer en portion parcellaire. Oui ! Voilà pourquoi j’ai beaucoup aimé un acte du Président de la République pendant la Transition, précisément pendant la première immersion gouvernementale avec le PM Béa, il a proscrit qu’un Ministre dans sa localité d’origine, s’y identifie comme leader !

C’est une évidence car le fait de naître ou d’avoir eu ses ascendants originaires d’une localité politiquement n’apporte rien à une République car n’ayant aucunement prévalu à votre choix. Par contre, un Maire choisit par la population d’une localité est l’expression de la volonté de cette localité. Voilà pourquoi dans notre architecture constitutionnelle, le Sénat est prevu et créé. À cet effet est pour l’essentiel constitué des deux tiers (2/3) de nos élus locaux et du un tiers (1/3) choisis par le Président de la République (qui lui-même est l’incarnation parfaite de la nation) dans l’optique de lui conférer une dose de représentation nationale. Que les sénateurs désignés par une ou des Régions se réunissent sur la base de cette entité juridique (Région Administrative comme organisation administrative territoriale, j’en conviendrais) mais les termes fouta, manding ou quoi encore ? Sont antinomiques et fortement grégaires ou clivants !

Le feu Président Félix Houphouët-Boigny (Paix à son âme !) disait :  » quelque soit la compacité ou dureté du roc, la goutte d’eau finit par le transpercer! ». Prenons garde  de certaines petites actions à effet boomerang. Construction une nation est une exigence collective et souvent très  contraignante ou mieux avec des astreintes individuelles.

Désormais, je suggère une loi qui encadrera les faits et gestes de nos autorités qui incarnent une charge nationale pour éviter qu’elles s’identifient surtout à une communauté ethnique ou linguistique.

Puisse Dieu guider et éclairer nos pas ! Amen !

Souleymane DOUMBOUYA

Farafinainfo à l’honneur : Le journaliste Chahreddine Berriah, lauréat