#ActuExamensNationauxGN – Alia Camara, Moriba Topka et Ibrahima Sory Mansaré sont 3 des 4 premiers ex æquo de la République de Guinée en Mécanique Générale et Maintenance. Farafinainfo les a rencontrés pour évoquer leur fabuleuse année scolaire. Entretien croisé.
De gauche à droite – Ibrahima Sory Mansaré, Alia Camara & Moriba Tokpa Haba
«Je ressentis d’abord une immense joie : terminer premier parmi des milliers de candidats est un véritable défi », déclare Alia Camara
Farafinainfo.com : Pouvez-vous, pour nos internautes qui ne vous connaissent pas encore, nous parler un peu de vous ?
Alia Camara : Je m’appelle Alia Camara. Je suis jeune diplômé de l’École Régionale des Arts et Métiers (ERAM) d’Ibrahima Soumah de Coyah, dans la filière mécanique générale et maintenance.
Moriba Tokpa Haba : Je m’appelle Moriba Tokpa Haba, diplômé de l’ERAM de Coyah en mécanique générale et maintenance.
Ibrahima Sory Mansaré : Je m’appelle Ibrahima Sory Mansaré. Je suis apprenant à l’ERAM de Coyah, dans la filière Mécanique générale et maintenance.
En tant que premier ex æquo, n’est-il pas juste d’affirmer que cette formation professionnelle trouve ici son apothéose ?
A.C : Oui, cette formation professionnelle trouve son plus bel aboutissement. Je ressentis d’abord une immense joie : terminer premier parmi des milliers de candidats est un véritable défi. C’est la juste récompense d’un travail acharné, et je suis ravi d’accueillir cette excellente nouvelle.
M.T.H : Être parmi les premiers de la République aujourd’hui est la preuve éloquente que la formation professionnelle est une véritable voie vers l’excellence. C’est l’aboutissement d’une ambition née dès ma première année à l’ENAM. Par la suite, l’opportunité qui m’a été offerte en deuxième année d’être boursier d’État pour représenter la Guinée au Africa Tech Challenge à Nairobi, au Kenya, a été un tournant majeur. Cet honneur qui m’est fait aujourd’hui est le résultat de sacrifices consentis, conjugués au soutien précieux de mes formateurs, de ma famille et de mes pairs.
I.S.M : Aujourd’hui, je suis animé par un sentiment profond, difficile à exprimer pleinement. Ce que je retiens avant tout, c’est ma gratitude envers Dieu, qui m’a permis de réaliser mes rêves, en particulier celui de garder la santé. Je suis profondément heureux d’être ici aujourd’hui. Je sais que cette réussite est le résultat de mes efforts, de mon abnégation et de mon courage. Je ne peux que dire merci.
« J’exprime également ma gratitude envers mes maîtres de stage pour leur précieux encadrement, ainsi qu’envers ma famille pour son soutien indéfectible tout au long de mon parcours. », laisse entendre Moriba Tokpa Haba
Quels souvenirs marquants gardez-vous de ces années ?
A.C : Ces trois années passées à l’École Régionale des Arts et Métiers sont gravées dans ma mémoire. Ce fut une formidable aventure humaine, riche en échanges avec mes amis, mes professeurs et la direction. Je tiens surtout à remercier mes parents, dont le soutien indéfectible m’a permis de réussir ce cursus du début à la fin
M.T.H : Je conserverai un excellent souvenir de ma collaboration avec mes collègues à l’atelier. J’exprime également ma gratitude envers mes maîtres de stage pour leur précieux encadrement, ainsi qu’envers ma famille pour son soutien indéfectible tout au long de mon parcours.
I.S.M : Parmi mes nombreux souvenirs, certains me font sourire, mais tous incarnent à mes yeux l’essence même de l’expérience humaine. Lorsque j’ai intégré l’école professionnelle, j’avais déjà franchi une étape de vie cruciale : j’étais marié et chef de famille. Ce retour aux études suscitait l’incompréhension et l’amusement de mon entourage. Mon épouse elle-même peinait à y croire. Face à mes responsabilités familiales, elle s’inquiétait de ce choix, d’autant plus que j’avais démissionné de mon emploi pour tenter ce concours sans certitude. Pourtant, j’ai placé ma confiance en Dieu, convaincu que chaque sacrifice avait un sens. Ce souvenir reste gravé en moi. Au sein de l’atelier, une solidarité unique est née : mes camarades et nos encadreurs sont devenus une seconde famille. Ce lien indéfectible demeure, aujourd’hui encore, ma plus grande source de motivation.
« Mon objectif est de suivre des formations approfondies dans ce domaine afin d’acquérir une expertise de haut niveau et de contribuer activement à la modernisation industrielle de mon pays. », souhaite Ibrahima Sory Mansaré
Quelles sont vos aspirations professionnelles ?
A.C : Titulaire d’un diplôme de l’École Régionale des Arts et Métiers, je sollicite votre haute bienveillance afin de poursuivre mon cursus universitaire dans le génie civil dans une université guinéenne ou européenne. À cet effet, je me permets d’adresser cette demande aux autorités compétentes pour solliciter un accompagnement pour avoir une bourse.
M.T.H : Concernant mes aspirations professionnelles, je souhaite avant tout saluer les investissements de l’État dans le secteur de l’enseignement professionnel, levier essentiel de l’émancipation de la jeunesse guinéenne. J’aimerais également formuler une doléance auprès des autorités pour l’acquisition de nouveaux équipements, indispensables au renforcement de la formation technique en Guinée.
I.S.M : Passionné par l’évolution technologique, je souhaite orienter ma carrière vers l’ingénierie numérique appliquée à la mécanique générale et à la maintenance. Aujourd’hui, la fabrication de pièces repose sur des équipements d’atelier de pointe entièrement numérisés (comme les machines CNC et l’impression 3D). Mon objectif est de suivre des formations approfondies dans ce domaine afin d’acquérir une expertise de haut niveau et de contribuer activement à la modernisation industrielle de mon pays.
« Par ailleurs, j’exhorte respectueusement l’État à poursuivre ses efforts en améliorant les conditions de vie des élèves et en équipant durablement nos écoles. » souhaite vivement Ibrahima Sory Mansaré
Si vous aviez une demande à adresser aux autorités publiques, quelle serait-elle ?
A.C : Je remercie d’abord les autorités publiques pour leur clairvoyance. Je suis sincèrement ravi de constater leur volonté de promouvoir l’enseignement technique et la formation professionnelle. C’est aussi une excellente chose d’avoir intégré les boursiers de cette année au sein des différents IRAM de la République de Guinée.
M.T.H : Mon ambition personnelle est de devenir ingénieur spécialisé en mécanique générale et maintenance industrielle, avec une maîtrise parfaite des technologies numériques. Mon objectif est de revenir en Guinée pour transmettre ces compétences à la jeunesse et contribuer activement au développement industriel de notre nation.En vous remerciant pour l’attention accordée à l’avenir de la jeunesse technique guinéenne, je vous prie d’agréer, l’expression de ma haute considération.
I.S.M : Je tiens tout d’abord à exprimer ma profonde gratitude envers l’État pour les nombreuses opportunités actuellement mises en place. Je remercie tout particulièrement les responsables du programme Simandou pour son engagement remarquable en faveur de la formation des jeunes. Par ailleurs, j’exhorte respectueusement l’État à poursuivre ses efforts en améliorant les conditions de vie des élèves et en équipant durablement nos écoles. Enfin, je demande un accompagnement renforcé pour les lauréats de la République. Réunir plusieurs majors au même niveau est le fruit d’un travail acharné et d’un véritable mérite. Il est essentiel de récompenser et de soutenir ces talents afin qu’ils puissent pleinement contribuer au développement de notre nation. En vous remerciant pour votre écoute, je vous prie d’agréer mes salutations distinguées
Par #Farafinainfo [Raconter & Célébrer l’Afrique]
Farafinainfo à l’honneur : Le journaliste Chahreddine Berriah, lauréat




