#ActuGouvernancePolitiqueSN –Le geste était attendu, il est désormais acté. Par une série de Décrets présidentiels signés, ce lundi 21 septembre 2026, le Chef de l’État sénégalais Bassirou Diomaye Faye a accordé sa grâce à 984 personnes définitivement condamnées. Au-delà du symbole de clémence propre aux prérogatives constitutionnelles, cette décision met en lumière les chantiers prioritaires de la justice sénégalaise.
Par Hadja Fanta Touré, Journaliste Farafinainfo.com
Une justice au chevet des plus vulnérables. L’examen détaillé du communiqué du Ministère sénégalais de la Justice révèle une attention particulière portée aux profils vulnérables. En libérant 21 malades graves, 19 mineurs et un senior de plus de 65 ans, l’exécutif insuffle une dimension purement humanitaire à l’appareil judiciaire. Plus notable encore, 4 détenus condamnés à perpétuité voient leurs peines commuées, ouvrant la voie à un horizon de liberté jusqu’ici impensable pour eux.
L’impératif de la resocialisation et du désengorgement. Avec 921 remises totales de peine, l’État s’attaque de front au fléau de la surpopulation carcérale, un défi structurel majeur pour le pays. Cette démarche politique ne se limite pas à ouvrir les portes des cellules ; elle est présentée par la chancellerie comme un levier pour « favoriser la réinsertion sociale ».
Après avoir déjà gracié plus d’un millier de personnes lors de son installation en 2025, Bassirou Diomaye Faye confirme, à travers cet acte, sa volonté de réformer progressivement la gestion de la chaîne pénale sénégalaise. Le défi reste maintenant entier pour la société civile et les structures étatiques afin d’accompagner efficacement ces citoyens vers une réintégration réussie.
H.F.T

